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Belgique: "Femmes politiques pour la démocratie paritaire"

Quel est l'objet du site Femmes politiques pour la démocratie paritaire ? 
La création du site est le fruit de la collaboration entre la Coordination des groupes de femmes politiques pour la démocratie paritaire et le Conseil pour l'égalité des chances entre hommes et femmes. La Coordination est une association qui rassemble homme et femmes de différents partis politiques démocratiques oeuvrant pour la promotion de la parité. Le Conseil est quant à lui un organe consultatif actif dans le domaine de l'égalité entre hommes et femmes.

Le projet a émergé à la veille des élections fédérales du printemps 2003. Il s'agissait pour nous de sensibiliser le grand public à la parité dans la perspective des élections. Le site a été conçu pour informer et argumenter en faveur de la parité. Nous avons notamment relayé certains débats parlementaires et proposé de nombreux liens permettant au public de se tenir informé de l'évolution de la législation et des avancées en matière de parité. La prochaine échéance électorale se situe en 2004 avec les élections régionales qui seront l'occasion d'un nouvelle campagne de communication. Ce seront les premières élections régionales depuis le vote de la loi sur la parité en 2002.

Le législateur belge a été très attentif à la question de la parité ces dernières années ?
En effet. Cet effort était justifié. Si dès 1978, le Sénat comptait parmi ses membres 10% de femmes, cette proportion n'a été atteinte qu'en 1995 pour la Chambre des représentants. Ce progrès a été encouragé par l'application de la loi (1994) imposant aux partis de présenter, aux élections législatives, des listes ne comportant pas plus de 2/3 de représentants du même sexe. Les listes comportaient ainsi au minimum 1/3 de femmes.

Depuis, en 2002, la Constitution a été modifiée. Elle garantit désormais l'égalité entre hommes et femmes et favorise l'égal accès aux mandats électifs et publics. Le vote de la loi sur la parité en 2002 impose aux partis politiques que leurs listes électorales pour les élections législatives, européennes et régionales comportent le même nombre d'hommes et de femmes, ainsi que l'alternance des sexes aux deux premières places. Une disposition transitoire permet cependant aux partis politiques de présenter, lors des premières élections qui suivent l'entrée en vigueur de la loi, des listes comportant au moins un homme et une femme dans les trois premières places de la liste. Pour les prochaines élections législatives, cette proportion sera donc ramenée aux deux premières places. Il y aura alors obligatoirement une femme et un homme en tête de liste. A la différence de la France où la sanction en cas de non respect de la loi est financière, en Belgique la liste n'est dans ce cas simplement pas retenue par les autorités administratives. L'effet est garanti...

Concrètement, quels sont les résultats de l'effort politique ? 
En 1999, la Chambre des représentants ne comptait que 23,3% de femmes. En 2003, notamment sous l'effet de la législation, 52 des 150 élus sont des femmes, soit 34,6%. La progression a été moins sensible au Sénat, traditionnellement plus féminin. En 1999, 12 élus sur 40 étaient des femmes. En 2003, nous avons 15 sénatrices, soit 37,5% des membres.

Si un progrès important a été réalisé au niveau du Sénat et de la Chambre des représentants, il faut cependant noter que les femmes sont souvent moins bien représentées au sein des différents exécutifs. Il convient cependant de souligner qu'un tiers des ministres et secrétaires d'état qui composent le nouveau gouvernement fédéral seront des femmes.

 

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