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Association Femmes pour Toujours

L'association existe depuis 1998, quel sont vos objectifs ? 
L'amélioration du bien-être physique, psychologique et social des femmes de plus de 40 ans et plus particulièrement dès la pré ménopause. Nous mettons, pour cela, à leur disposition toute une structure d'information, des conseillères "en ligne" une orientation médicale, de la documentation, des conseils personnalisés d'hygiène de vie et bientôt, le premier "centre national d'information et de documentation sur la ménopause et ses traitements".

C'est aussi les représenter et faire valoir et connaître leurs attentes en matière de santé, auprès des pouvoirs publics, du corps médical et des professionnels de santé par des actions de communication, congrès, conférences...

La prévention des cancers génitaux est notre cheval de bataille mais aussi les maladies cardio-vasculaires, et surtout de l'ostéoporose, "l'épidémie silencieuse" qui est liée au déficit hormonal ovarien.

Il faut vaincre l'indifférence à cette maladie qui peut-être mortelle ou invalidante et qui est responsable chaque année de 55.000 fractures du col du fémur, autant de fractures du poignet et 50 à 150.000 fractures vertébrales. Ces chiffres alarmants vont probablement doubler dans les années à venir compte tenu de l'augmentation de la durée de vie et de la sédentarisation liée à la vie moderne.

Outre ces problèmes médicaux liés à l'arrêt des sécrétions hormonales et de la procréation, la ménopause peut provoquer une véritable remise en question des femmes, voire une véritable perte de confiance en elles. Cet événement incontournable est souvent vécu comme une perte de leur féminité. Ce phénomène naturel se traduit par un certain nombre de malaises : bouffées de chaleur, fatigue intense, déprime, insomnies et bien sur la prise de poids !!! C'est à ce moment là que les femmes ont besoin d'une écoute attentive et d'une information personnalisée.

L'arrêt des sécrétions hormonales ovariennes est responsable d'un grand nombre de troubles médicaux. Pourtant, moins de 20%% des femmes françaises bénéficient d'un traitement hormonal substitutif.

Il y a en France dix millions de femmes ménopausées dont cinq millions ont plus de 65 ans. Chaque année 400.000 nouvelles françaises viennent se rajouter à ce groupe. Mais seulement 3% de femmes de plus de 65 ans sont traitées et moins de 20% de femmes françaises bénéficient actuellement d'un traitement hormonal substitutif. C'est une véritable problème de santé publique quand on sait que l'espérance de vie d'une femme de 50 ans est d'environ 34 ans, soit presque autant que la période d'activité ovarienne. Une française de 50 ans sur 4 atteindra 90 ans et la moitié des petites filles qui naissent en l'an 2000 seront centenaires. Or, une femme non traitée à temps est une femme à risque de déminéralisation osseuse.

Cette situation témoigne du manque d'information des femmes, de leur manque de prévoyance des risques qu'elles encourent au niveau de leur santé qui nous fait prendre conscience chaque jour de la nécessité d'une meilleure responsabilisation de la population féminine.

Les Pouvoirs publics commencent à peine à prendre conscience du problème et à reconnaître la prise en charge de la ménopause et des troubles qui lui sont liés comme une priorité de santé publique.

Si la ménopause n'est pas une maladie, l'ostéoporose qu'elle induit est fortement invalidante. Le plus préoccupant de ce point de vue est que les femmes présentant des facteurs de risques ne sont ni suivies médicalement, ni traitées lors de la ménopause. Elles passent ainsi à côté de la prévention et augmentent les probabilités de faire une fracture. De ce point de vue, les cancers génitaux méritent également toute notre attention. De même, les cancers du sein, découverts trop tardivement sont parfois mortels alors que l'examen mammographique permet aujourd'hui un bon diagnostic.

Concernant la prise en charge médicale, quelles limites constatez-vous ? 
Il est essentiel de protéger son capital santé; il faut aider le public à s'éduquer en ce sens. Les françaises doivent prendre leur santé "à bras le corps" et adopter une démarche active en la matière. Seulement 40% des femmes consultent régulièrement un gynécologue après 45 ans. Elles ne le font souvent qu'au moment de la ménopause. Par ailleurs, la patiente manque d'informations personnalisées.

C'est un vrai problème. Les traitements hormonaux substitutifs doivent être prescrits sur mesure. Les généralistes manquent souvent d'expérience en la matière pour adapter les posologies. Cette situation entraîne des problèmes de surdosage ou de sous dosage à l'origine d'effets très pénibles qui peuvent conduire la patiente à arrêter son traitement. Notre association a un rôle majeur à ce stade pour guider les femmes, responsabiliser les patientes et attirer l'attention du Corps médical sur sa propre désinformation.

Nous sommes là aussi pour l'aider à instituer une meilleure relation médecin/patient. C'est un véritable contrat de confiance qu'il faut instaurer dès la périménopause entre la femme et son médecin.

Le gynécologue est sensé savoir traiter la ménopause et y être attentif. Mais elle est malheureusement perçue comme un phénomène hormonal mineur. C'est un événement qui ne passionne pas les médecins, d'autant plus que notre société a une mauvaise image de la vieillesse. Cela doit changer. Si le thème était moins tabou, le Corps médical s'en préoccuperait sans doute davantage et s'impliquerait plus dans la prévention. Vieillir d'accord, mais dans quel état ? Il faut repositionner le rôle des seniors, nous sommes aussi des consommateurs !

Plus généralement, il est frappant que le mot "ménopause" gène les hommes qui ont la cinquantaine. Beaucoup ne savent pas ce que c'est ! ! ! Ménopause, est un mot qui fait peur ; beaucoup de femmes en ont honte... Elles doivent prendre conscience qu'à chaque moment de la vie correspond une transformation de notre physique. La ménopause en fait partie. Ce ne doit pas être une fatalité mais juste un cap à franchir dans les meilleures conditions possibles.

Quelles actions menez-vous pour sensibiliser les femmes et mobiliser le Corps médical ? 
L'association "Femmes pour toujours" se doit d'être un trait d'union entre le Corps médical, les femmes et les Pouvoirs publics. Nous exerçons un travail de lobbying auprès de ces derniers pour que les remboursements de la Sécurité sociale soient meilleurs, en particulier ceux de l'ostéodensitomètrie. Nous sommes très actives auprès des Pouvoirs publics et des parlementaires pour excercer notre rôle de sensibilisation.

L'ostéoporose est une déminéralisation des os. L'examen ostéodensitomètrique mesure l'état de la trame osseuse. Or, cet examen n'est pas remboursé par le régime général sauf en cas de fracture avérée ! C'est également le cas de certains médicaments préventifs. C'est affligeant ! Cet examen doit être effectué régulièrement surtout pour les femmes non traitées qui entrent dans la catégorie des sujets à risque, afin de vérifier l'état de leur capital osseux ou pour contrôler la bonne adaptation d'un traitement hormonal substitutif. Sa fiabilité est unanimement reconnu par les spécialistes et par l'ANAES.

Vous avez consulté les garanties spécifiques "options femmes" de la nouvelle complémentaire santé de La Compagnie des Femmes. 
L'ostéoporose est un grave problème de santé publique auquel se trouvent confrontées les femmes ménopausées. La prévention est essentielle. En proposant un remboursement forfaitaire annuel de l'ostéodensitomètrie à partir de quarante cinq ans, La Compagnie des Femmes Santé incite les femmes à effectuer cet examen dès la chute des sécrétions hormonales ovariennes, mais également en post-ménopause.

L'enquête "l'os en question..." C'est une enquête nationale invitant les femmes à nous contacter pour plus d'information. Elle va prochainement être diffusée (100 000 exemplaires) auprès des gynécologues. Cette opération a été mise en place en collaboration avec la Direction de la santé et le "Collectif des partenaires de la prévention" . Prévue sur trois, elle va permettre de sensibiliser et de responsabiliser les patientes. L'objectif est de les inciter à prendre conscience qu'elles peuvent présenter des facteurs de risque. 
Mieux informées, elles seront amenées à contacter un spécialiste qui les pourra dépister puis traiter l'ostéoporose.

C'est également le moyen de réaliser des études statistiques et d'améliorer notre connaissance du public concerné, de leur proposer des solutions personnalisées... Cette enquête sera mise à la disposition du public sur notre site internet dès le mois de Mai.

Pour plus d'information 
Association Femmes pour toujours

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